Symboles chimiques (interdits au potager) et insectes.

Jardin de Zihya

Nuisibles à la santé ou bien corrosifs, toxiques ou irritants, tous les produits
chimiques sont à bannir. Aucun produit chimique et les insectes reviennent dans
le potager biologique.

Les plantes sont mélangées pour se défendre contre les prédateurs.
Voilà ce que le site jardin de Zihya propose : faire un potager biologique
en jardinage biodynamique
qui s'équilibre de lui même par les bonnes associations
entre les plantes, des espaces suffisants et beaucoup d'insectes.

Sur l'image d'en-tête (en haut de la page) de gauche à droite, le Chrysope dont les
larves dévorent beaucoup de pucerons, puis une guêpe qui butine et féconde les
fleurs, le perce-oreille qui, bien sûr, ne perce pas les oreilles mais mange
beaucoup de pucerons, puis la fourmi qui, elle, n'en mange pas et les protège en
chassant leurs prédateurs. La coccinelle à sept points, elle aussi, est une mangeuse
de pucerons et ses larves en dévorent davantage. Les fourmis s'occupent des
pucerons, les pucerons affaiblissent les plantes, voire lui transmettent des
maladies. Malgré cela les fourmis sont des alliées du potager biologique.
Les galeries qu'elles creusent, pour construire leurs fourmilières, permettent une
meilleure pénétration de l'eau et de l'air dans le sol du potager.
Il est important de laisser des pucerons sur quelques
plantes non potagères comme la tanaisie, les capucines ou autres, pour éviter
qu'ils s'acharnent sur les plantes à légumes.

"Notre espèce et notre planète réclament notre loyalisme.
C'est à nous qu'il revient de plaider pour la Terre.
Notre obligation de survivre, nous la devons non seulement à
nous-mêmes, mais aussi à ce vaste et ancien Cosmos
dont nous sommes issus"
.

CARL SAGAN

Je m'éloigne et reviens au potager, un potager biologique où la nature à sa
place, les insectes sont bienvenus, ils savourent
tous le même nectar. On ne tue ni prédateur, ni proie.
Pour bien démarrer un potager biologique en jardinage biodynamique, il n'y a pas
d'astuces, seulement les observations et la manière de faire de nos grands-parents
et bien d'autres avant eux. Faire un potager biologique où les
produits chimiques sont des ennemis et non des alliés

Potager biologique et biodynamie des plantes

Dans une vraie forêt, il n'y a pas de produits chimiques. Le sol est recouvert
en permanence de matières organiques et naturellement chaque plante est bien
entourée. L'influence réciproque des plantes s'est faite naturellement,
ce n'est pas le fait du hasard ; seules les plantes qui s'accordent vont s'allier.
Par leurs racines et leurs fruits, les plantes libèrent des gaz et acides qui
attirent certaines et repoussent d'autres.
Elles font le bon voisinage. Dans le potager, les plantes qui ne se tolèrent pas
sont éloignées les unes des autres. En début de végétation, pour éviter les
espaces restés vides entre deux rangs à légumes, semer des engrais verts qui sont
hachés et laissés comme couverture au sol.
L'engrais vert laisse ainsi la place aux plantes à légumes qui peuvent continuer
à s'épanouir. Ces espaces n'ont pas subi l'érosion, ni les lavages causés par les
pluies. L'engrais vert laissé comme couverture sera décomposé par les
micro-organismes du sol pour élaborer l'humus dont les plantes se nourrissent
et cela depuis toujours.

On peut tout cultiver sans produits chimiques en pratiquant le jardinage
biodynamique
propre qui respecte la nature, les consommateurs et surtout la
santé de tous. Chaque année, 1/3 de la production agricole mondiale part à la
poubelle 1,3 milliards de tonnes de nourriture (dix millions tonnes environ en France).
"Pense. Mange. Économise". http://www.thinkeatsave.org/fr/

Une araignée tend sa toile Sur l'image, une araignée orbiculaire a tissé sa toile,
elle attend les proies.
Dans un potager biologique, les araignées sont des alliées.
Une grande quantité d'insectes sont dévorés par les
araignées et beaucoup de ces insectes sont des mouches.
Avec des bonnes associations entre les plantes à légumes,
les insectes s'auto- régulent et ne causent pas de dégâts.
Si des pucerons s'attaquent aux plantes à légumes,
il faut les déloger à l'aide d'un pulvérisateur rempli d'eau légèrement savonnée,
avec du savon noir (une cuillère à soupe par litre d'eau).
Un potager biologique n'utilise aucun produit chimique.
Tous ces produits sont faits pour tuer.

La monoculture pour nourrir toute la planète

Apparition d'une nouvelle méthode de culture : la monoculture. L’influence
réciproque entre les plantes est balayée ; toutes les observations et études sur
l’Allélopathie des plantes ne sont plus prises en compte.
Les plantes vont être séparées, isolées ; des hommes décidèrent de changer le
cours de la nature. Conséquences : le monde paysan fut bouleversé, beaucoup de
ceux qui vivaient depuis longtemps de la nature se sont trouvés au chômage qui,
jusque là, était absent ou presque dans les campagnes.
Comme pour ces hommes, les plantes se trouvèrent seules, plus de plantes voisines
pour se protéger mutuellement, le maïs a perdu son voisin, l’haricot à rame, à
qui il servait de tuteur en échange d’un peu d’azote.

A tous ceux qui n'ont jamais fait de potager biologique :
dans le jardinage biodynamique, les légumes sont propres
(sans égal à tous les légumes non biologiques). Ils conservent sels minéraux et
oligo-élements qui nous sont VITAUX.
Chaque année, quatre vingt mille tonnes de pesticides sont déversées à
travers champs. Produits chimiques fortement soupçonnés
d'être la cause de graves maladies.

Un potager biologique (familial), fait en jardinage biodynamique, devient vite
un potager sans ou avec peu de besoins.
La seule pharmacie biologique éventuellement "nécessaire" est composée
de consoude, ortie, prêle des champs et tanaisie.
A part la prêle des champs, qu'il faut cueillir sauvage, les trois autres sont des
plantes faciles à cultiver dans tous les potagers.
Pour préparer les purins et les décoctions, une grande variété de plantes
biologiques se trouvent dans le commerce biologique.
Dans le jardinage biodynamique, on sème et on plante avec la lune, on associe les
plantes entre elles et la terre est seulement ameublie. On utilise des plantes
pour aider d'autres plantes
(engrais verts, plantes aromatiques etc.) et on incorpore des engrais verts aux
rotations des légumes (cultures). Moins de produits chimiques utilisés, moins
d'énergie pour les fabriquer, moins de plastique (emballage), moins de transport
et surtout moins de maladies.

Repère du département du Maine et Loire. Les dates des semis et plantations sont pour le Maine et Loire.
Un potager composté régulièrement, fertilisé tous les trois ans
avec du fumier (de ferme biologique) ou bien un engrais
biologique du commerce, permet de restituer à la terre
les éléments nutritifs prélevés par les différentes cultures.

Des vrais agriculteurs biologiques qui pratiquent une agriculture
biodynamique, celle qui n'utilise aucun produit chimique
(bouillie bordelaise-pyrèthre de synthèse), feront un nouveau logo certifié sans
OGM, ni produits chimiques. Ces vrais agriculteurs sont encore peu nombreux.
Les légumes ne sont vraiment des vrais aliments (alicaments) que lorsqu'ils sont
propres, cueillis et consommés rapidement ; ils ne doivent pas faire de longs
voyages. Les choux ou n'importe quel autre légume, au bout de deux à trois jours
au réfrigérateur, ou en chambre froide chez l'épicier, ne contiennent pratiquement
plus de substances nutritives. Il n'est pas rare de trouver dans des boutiques
bio "engagés dans la consommation locale et une pseudo éthique sur le climat",
mais aussi sur le marché bio, des brocolis qui ont déjà plus de mille kilomètres
dans leurs jets. Les légumes doivent être cultivés et vendus localement
(ce sont ces légumes là qui sont préventifs pour la santé), ainsi les agriculteurs
seraient beaucoup plus nombreux.

Beaucoup de ces légumes ont voyagé plusieurs centaines de kilomètres avant
d'arriver chez l'épicier.
Betteraves, navets, mâches, carottes, épinards, endives, panais, potirons,
potimarrons, radis d'hiver et presque tous les choux etc. la liste est longue.
Dans toutes les régions de France (ou presque), tous ces légumes peuvent être
cultivés biologiquement ; le seul besoin qui justifie de les faire venir de
contrées si lointaines, c'est d'acheter pas cher et vendre très cher.
Vous le savez sans doute bien mieux que moi : après la récolte, plus vite
consommé mieux c'est.

Enquêtes-événements réalisées par
Marie-Monique Robin

"Le monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien".
http://www.mariemoniquerobin.com

Nos enfants nous accuseront pour toutes les saletés que nous, les adultes,
leur faisons ingurgiter. Nous sommes dans l'ère des enfants malades par tout ce
que nous leur donnons à manger et à respirer (presque tout).
N'exagérons rien, pas de panique : les Dieux nous guident (nutritionnistes)
tellement bien que l'on n'a presque pas besoin de voir ni de savoir.

"Savoir que cette nouvelle génération d'enfants est la
première de l'histoire moderne à être en moins bonne
santé que ses parents !!!"

Docteur John Peterson Myers chercheur en Sciences pour la Santé
Environnementale USA.

"Il vient une heure où protester ne suffit plus ; après la philosophie
il faut l'action ; la vive force achève ce que l'idée a ébauché"
.

Victor Hugo - Les Misérables

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