Lever de terre vu depuis la lune (montage).

Faire un potager biologique pour manger propre

Je veux faire une conversion pour cultiver mon potager biologique en permaculture.
Cette conversion sera sur le site jardin de Zihya au fur et à mesure de son évolution.

Le potager biologique et la permaculture se ressemblent sur beaucoup de points,
néanmoins la principale différence c'est le milieu.

Sur les 12 principes appliqués en permaculture, certains sont les mêmes
que ceux appliqués dans le potager biologique.
Le potager biologique respecte la vie du sol, la terre n'est jamais retournée mais
juste ameublie et recouverte d'un paillage, comme en permaculture.

le potager biologique.La permaculture est un écosystème composé
essentiellement de plantes vivaces.
Le potager biologique est un écosystème
composé essentiellement de plantes annuelles ;
après les récoltes, il devient un espace vide.
Sur l'image de mon potager biologique, les
espaces autour sont importants pour la
conversion en permaculture. Je vais planter
quelques petits arbres fixateurs d'azote et aussi des petits arbres fruitiers dans le
but de développer une guilde (milieu d'échange dans un groupe).
L'entretien des allées autour des planches à légumes (très fréquent) reste un travail
fatiguant ; à l'image de la nature (forêt) où tout ce qui tombe reste au sol,
je vais les couvrir avec des copeaux ou d'écorces de bois.
En permaculture on ne combat pas la nature, on l'imite.
La permaculture c'est zéro déchet (6ème principe : ne pas produire de déchets).
Le 2ème principe, capter et stocker l'énergie : je sème, la plante capte l'énergie
(photosynthèse) et je la stocke. Le 8ème principe, intégrer plutôt que séparer. Dans
le potager biologique ce sont les bonnes association entre les plantes.
Le 11éme principe, valoriser les bordures. Sur l'image de mon potager biologique,
on voit que ce principe n'est pas suivi. En permaculture, le moindre espace est
occupé par des légumes, des fleurs ou autres végétaux.

Deux grands pionniers de la permaculture, Bill Mollison et David Holmgren
ont beaucoup écrit sur le sujet. Je vous recommande le livre PERMACULTURE
cité ci-dessous de David Holmgren

*Compagnonnage des plantes et guildes permaculturelles

"Multiplier les relations mutualistes et coopératives tout en réduisant
la prédation et la compétition constitue une stratégie permaculturelle
essentielle, destinée à favoriser l'intégration au sein des systèmes
et entre les systèmes. Le compagnonnage entre les légumes et les
herbes aromatiques a popularisé l'idée selon laquelle les plantes
ne sont pas forcément concurrentes et peuvent même avoir des effets
bénéfiques les unes sur les autres..."

PERMACULTURE
principes et pistes d'action pour un mode de vie soutenable
David Holmgren

Semer des plantes aromatiques et des plantes à fleur,
œillets d'Inde, basilic et soucis. Ces plantes attirent beaucoup d'insectes
indispensables à la bonne fécondation pour avoir des bons légumes.
Fleurs et insectes vivent ensemble depuis toujours.

Dans un potager biologique, les insectes sont nombreux. Sur l'image,
la Coccinella Septempunctata (à sept points) appartient à l'ordre des
coléoptères ; ses larves mangent une cinquantaine de pucerons par jour,
elles sont zoophages. Grande alliée du potager biologique la coccinelle
mange des pucerons (plus de cinquante par jour), mais elle mange aussi
d'autres prédateurs, elle est polyphage.
Après avoir mangé du pollen sur les fleurs de carotte, elle s'envole.

Pour ceux qui démarrent un potager biologique sur un sol souillé par des produits
chimiques
, il est primordial de le nettoyer. Certaines molécules chimiques
persistent pendant plusieurs années.
Consulter passage d'un potager chimique vers un potager bio.

Les premiers semis et plantations à faire au potager

Début février, c'est le bon moment pour Planter l'ail en plein soleil.
Cet alicament originaire d'Asie centrale est connue depuis la nuit des temps ;
ses bienfaits ne sont plus à démontrer.
L'ail mérite une place dans tous les potagers.

Les fèves et les pois ronds peuvent être semés directement en place fin février.
Là où le climat le permet, les fèves peuvent être semées en automne
(octobre et novembre).
Cette fabacée est d'une très grande qualité nutritionnelle ; les fèves permettent
d'avoir des protéines en été, en automne et en hiver. Semer les fèves.
Voir plus bas Nuisibles à surveiller.
Une plante (non potagère) peut être l'hôte des pucerons. Sur l'image de droite,
la fourmi qui traîne un puceron sur la tanaisie ne gêne pas les légumes. Les pommes de terre plantées à côté des fèves sont protégées
contre les doryphores.
Les doryphores pondent sur les feuilles (dessous et dessus), les
larves mangeant les feuilles.

Une coccinelle en plein vol.
Fin février, sous abri, les carottes hâtives peuvent être
semées. Les graines, toutes petites, sont déposées en
surface et recouvertes de terreau tamisé.
Pour éviter un semis trop serré, mélanger les graines
avec un peu de sable.
Consulter semer des carottes. Lors de l'éclaircissage,
les trous doivent être fermés pour empêcher
la mouche de la carotte d'y pondre.
Les oignons à côté des carottes repoussent la mouche
de la carotte et les carottes repoussent la mouche
de l'oignon. Des salades hâtives peuvent aussi être semées sous abri.

En février, semer à l'abri (au chaud à l'intérieur) des tomates, aubergines et poivrons.
Ces légumes, ayant tous besoin de beaucoup de chaleur, seront plantés au potager
mi-mai, ils auront développé un bon système racinaire.

Nuisibles à surveiller

Dès les premiers beaux jours, les pucerons peuvent venir sur les fèves,
c'est presque inévitable. Une infusion de tanaisie ou d'orties les élimine,
ou bien badigeonnés avec un peu d'eau savonneuse (savon noir)
on les fait tomber au jet très fin, ils ne remonteront plus.

Dès que les températures avoisinent les 18°, les coccinelles,
chrysopes, perce-oreilles, syrphes arrivent et empêcheront la prolifération.

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Site mis à jour le : 17-jan-20